Qui est Gérard Cohen-Zardi ?

Je suis un enseignant de Mathématiques qui a commencé très tôt sa carrière. En fait, en septembre 1963, comme maître auxiliaire (à mi-temps) au Lycée Voltaire (105 bis avenue de la République à Paris). J’y enseignais déjà en terminale scientifique.(Voir photo avec mes élèves cliquez –-> ici)

L’année 1965-66 j’enseignais au Lycée Henri IV  (rue Clovis à Paris , derrière le Panthéon) et passai l’agrégation de Maths en juin 66. Classé 96ème sur 1200 candidats environ avec 105 postes mis au concours, je refusai le poste qu’on m’assignait, pour devenir « enseignant chercheur » à ce qui s’appelait alors « La Faculté des sciences de Paris » et qui, suite à la loi Edgar Faure créant les Universités autonomes, se scinda en les Universités PARIS VI et PARIS VII (nommées par la suite respectivement « Pierre et Marie Curie » et « Denis Diderot »).

C’est l’Université Denis Diderot Paris VII qui eut ma faveur et dans laquelle j’exerçai pendant 42 années consécutives. Du 1er septembre 1967 au 1er septembre 2008 avec le titre et la fonction de Maître de Conférences en Mathématiques.


J’ai l’honneur d’être l’auteur d’un album, avec des fiches didactiques et une BD superbe (dessinée par Mohamed Labidi), destiné à apprendre La Logique Formelle en s’amusant, avec pour seul pré-requis savoir parler français : L’album Oedipeland


D’autre part, en 2011, année du bicentenaire de la naissance d’Evariste Galois, j’ai publié dans Tangente Sup un article (découpé par la rédaction du magazine en cinq sous-articles), dans lequel j’explique totalement, en donnant les démonstrations qui y manquent, le mémoire d’Evariste Galois que Poisson et Lacroix avaient jugé « inintelligible ».

Seuls quelques grands mathématiciens (Liouville le premier, 14 ans après la mort de Galois) ont déclaré l’avoir compris, mais sans jamais l’expliquer.

L’article en question montre clairement que tout ce qu’affirme Galois est juste, et est accessible à un élève de Maths Sup (ou même de Terminale S à condition, dans ce cas, d’admettre quelques propriétés arithmétiques simples des polynômes).


Un de mes collègues, professeur en classe-prépa, a écrit dans un courriel adressée à la rédaction de Tangente Sup :
« Le travail de Gérard Cohen-Zardi est un tour de force ».   

(voir le courriel qui en atteste)

J’ai d’autre part animé, à l’UME (Université Mathématique d’Eté de la FFJM) des ateliers de recherche, pour lycéens, qui étaient très appréciés. Plus de la moitié des élèves demandaient en premier choix l’atelier que je  proposais…qui était toujours, selon leurs dires, passionnant.


Mais outre mes connaissances encyclopédiques en Mathématiques, la nature m’a doté d’une qualité rarissime. J’ai un sens aigü de la pédagogie, certains disent unique ! J’explique les Maths avec une simplicité qui déconcerte parfois, tant ce que je dis paraît évident par la manière dont c’est formulé. Sur ce point, je suis à l’opposé du formalisme ambiant (et parfois « vide de sens »….comme le dit monsieur Laurent Lafforgue dans son article).


Stéphane S., un élève de mon entourage, à qui j’ai apporté un soutien précieux, a vu son grand’père lui poser cette question :

« Alors?….Gérard explique bien les Maths ?».

Réponse textuelle de Stéphane:
« 
Il les explique comme aucun autre prof ne les explique ! ».

En 1993, alors que j’étais responsable d’enseignement d’un cours de 1ère année d’Université et donc assurais le cours magistral (cours fait en amphi) je rédigeai un poly (de cours et d’exercices) qualifié « d’une rare qualité » par certains de mes collègues.

A tel point que l’un d’eux, Daniel Schnitzpahn,qui me connaissait depuis 20 ans et qui avait en charge l’un des cinq groupes de TD (travaux dirigés), prenant connaissance de la feuille d’exercices de la semaine (qui portait sur l’étude des limites de fonctions) me mit dans mon casier un mot manuscrit, où l’on pouvait lire ceci :

« Je m’attendais à ce que tout soit parfait….et je ne suis pas déçu. Mais jamais je n’aurais imaginé une suite aussi pertinente d’exercices cohérents. Tout y est !»


Autre élément plaidant pour la clarté de mes cours. Une année, entre 2001 et 2003 environ, l’unité d’enseignement de Maîtrise (4ème année d’Université) avait un cours magistral assuré (en amphi) par un grand ponte. Nous étions quatre enseignants à en assurer les TD (Tavaux Dirigés). Les 140 étudiants furent répartis (par le sectrériat) par tranches  de 35. Mais les étudiants sont libres d’aller où ils veulent.

Après les deux premières séances (il y a trois séances de 2h chaque semaine) les étudiants présents en TD se répartissaient ainsi:


Un jeune collègue (première année d’enseignement) en avait 17.


Une collègue de ma génération avait 2 étudiantes (deux normaliennes)


Un collègue de ma génération en avait 0     (oui je dis bien zéro)


Dans mes TD, j’avais en permanence 56 étudiant(e)s. La salle où je travaillais n’avait que 50 places assises, donc 5 ou 6 suivaient mes TD debout. Eh oui ! On se bouscule dans mes cours !




Je n’ai jamais perdu le contact avec le secondaire. J’ai toujours suivi des enfants de parents ou d’amis.

Ainsi j’ai pu suivre l’effondrement total du système d’enseignement et en constater, les effets désastreux, sur les étudiants de 1ère année.

De plus, des circonstances aussi agréables qu’imprévues, ont fait que je suis allé enseigner une année scolaire (en 2011-2012) au Caire (en Egypte donc) au Collège Jean-Baptiste De La Salle, dans la section « BAC Français ».

J’avais une Première S et une Terminale S.

Cela m’a donné l’occasion de constater l’étendu des dégâts.