Soutien en Mathématiques GRATUIT
pour Terminale S… et Première S
par Gérard Cohen-Zardi
M C F à L'Université Paris VII
pour me contacter
:
Sujets
de cours délicats
Attention, ceci n’est pas
un
cours de Maths !....Je me propose
ici, d’aider les élèves de Terminale
S et de 1ère S en
éclairant
certains points des programmes dont ma longue expérience a montré qu’ils étaient
mal compris….et mal expliqués.
Je commence avec quelques sujets et j’en
rajouterai de temps en temps.
(Faites
connaître ce Site à un maximum de personnes)
Produit scalaire :
La définition, du produit
scalaire de deux vecteurs, donnée en 1ère est la suivante :
Définition :
On appelle produit scalaire de deux vecteurs u et v,
et on note u.v,
le nombre
u .v = 1/2 .(||u
+ v||2 -|| u ||2 - || v ||2)
Stupéfaction !....chez
les élèves. Qu’est-ce
que cela peut bien être ?
Oubliez un instant cette manière
« anti-pédagogique » de définir une notion simple.
Voici une définition plus
« humaine» :
Définition :
On appelle produit scalaire de deux vecteurs u et v
, le nombre || u ||. || v || cos(u,v)
Bien
sûr l’angle (u,v)
n’est pas défini quand u ou v est nul…..mais il est clair qu’on prend
alors pour valeur de u.v la
valeur 0.
Ainsi
u.v est nul dans 3 cas. Si l’un des vecteurs est
nul ou si les vecteurs sont orthogonaux.
Ces
3 cas n’en font qu’un, en fait, car
on considère que le vecteur nul est orthogonal à n’importe quel vecteur, y compris lui-même.
Quand
u = v , u.u est noté u2
(carré scalaire) comme alors
(u,u) = 0 modulo [2p]
ce qui donne u2 = || u
||2
On
démontre alors un certain nombre de propriétés (voir votre cours).
En
particulier, certaines identités
dont celle-ci :
(u+v)2
= u2 + 2 u.v + v2
……d’où on tire
u .v = 1/2 .[(u
+ v)2 - u2 - v2]
Et
le
Théorème :
Pour tous vecteurs u, v on a : u .v
= 1/2 .(||u
+ v||2 -|| u ||2 - || v ||2)
Ce
qui permet de retrouver la définition déroutante du cours !!!
Trigonométrie :
Il y aurait bien des points à éclaircir sur
ce sujet, délicat,…. qui crispe pas mal d’élèves.
Je suppose ici que toutes les formules de trigo sont bien assimilées.

Mon intention, ici, est de préciser comment
on doit résoudre certaines équations
trigonométriques.
A cette fin on utilise trois équivalences :
(« évidentes »….si on regarde le cercle trigonométrique)
1) cos
a = cos b Û
a = ±
b + 2 k p
2)
sin a = sin b Û
( a = b
+ 2 k p
ou a =
p
- b + 2 k p)
3)
tan a = tan b Û
a = b +
k p
(sous-entendu: il existe un entier relatif k tel
que…..)
Comme d’habitude, dans les identités,
les lettres peuvent prendre n’importe
quelles valeurs, y compris des expressions contenants d’autres lettres.
Dans les équations que nous traiterons, ce seront des expressions en x (x étant
l’inconnue).
Ceci étant une « foultitude »
d’équations se ramènent à la réalisation de l’une des trois égalités
de gauche.
La difficulté consiste donc à se ramener à une égalité de se type. C’est
pourquoi la maîtrise des formules et des calculs trigonométriques est
indispensable.

Barycentre :
Tout
ce que nous allons exposer est valable aussi bien dans le plan que dans
l’espace.
(Attention :
Je n’ai pas (encore) eu le temps de mettre des flèches sur les vecteurs)
Quand
il est question de points et de vecteurs ayez
toujours bien en-tête que :
1)
Pour 3 points quelconques A , B et M on a toujours
AB = MB –MA = AM - BM (vecteurs)
2)
Pour 3 points quelconques A , B et M , si I est le
milieu de [A B] on a MA + MB =
La
notion de barycentre concerne un système de n points pondérés (i.e. : de
point affecté d’un coefficient)
Pour
faciliter
la compréhension, je
considère que n = 4 et que les points pondérés du système sont :
(A,a)
(B,b)
(C,g)
et (D,d)
.
Ainsi j’évite les indexations et les S .
Un
tel système étant donné on associe à tout point M
du plan (ou de l’espace) un vecteur VM défini par :
VM
= a
MA +b
MB + g
MC +d
MD (M
àVM
s’appelle la fonction vectorielle de Leibniz)
Si
N est un second points
, on a VN = a
NA +b
NB + g
NC +d
ND d’où l’on tire :
VM
- VN = a
(MA – NA) +b
(MB –NB) + g
(MC – NC) +d
(MD –ND)
Ce
qui donne (formule rappelée ci-dessus)
VM
- VN = a
MN +b
MN + g
MN +d
MN et finalement :
VM
- VN = (a
+b
+ g
+d)
MN (1)
1er
cas Si a
+b
+ g
+d
= 0
VM
- VN est
nul pour tous points M et N
. Cela signifie que VM est constant (i.e. indépendant de M).
Donc
pour tout M : VM = VA =
b
AB + g
AC +d
AD = VB …….etc
2ème
cas Si a
+b
+ g
+d
¹
0
La
formule (1) montre que :
D’une
part que VM égale VN
si et seulement si
M = N . Autrement dit : VM
ne prend jamais 2 fois la même valeur.
D’autre
part, en l’appliquant avec N = A , on a
VM = VA + (a
+b
+ g
+d)
AM ce qui fait que si on veut que VM = W
(W étant arbitrairement fixé) ceci
se produit uniquement pour :
(a
+b
+ g
+d)
AM = W – VA
, donc pour l’unique point M tel que AM
= 1/(a
+b
+ g
+d)
. (W – VA )
Ainsi
VM prend une fois et une seule toute valeur vectorielle de W.
Il
y a donc un unique point G pour lequel
VG = 0 , donc tel que : a
GA +b
GB + g
GC +d
GD = 0
Définition :
G s’appelle le barycentre du système
D'après (1) , avec N = G et .VG = 0 , VM = (a +b + g +d) MG . Donc pour tout point M :
MG = 1/(a +b + g +d) VM = 1/(a +b + g +d) . (a MA +b MB + g MC +d MD)
Ceci vaut, en particulier, quand M = O (Origine d'un repère) :
OG = 1/(a +b + g +d) . (a OA +b OB + g OC +d OD)
Cette formule permet, notamment, d'exprimer les coordonnées de G en fonction de celles de A, B,C.....etc
Je
vous renvoie à vos cours pour vous convaincre que tout ce que j’ai exposé
est valable avec un système de n points pondérés (Ak
, ak)
.
G vérifie
alors : S1
à n ak
G
Ak =
0 (vecteur nul)
Comme
je l’ai dit plus haut, je
ne fais pas un cours, mais j’essaye d’éclairer certains points.
Il
y a beaucoup de propriétés du barycentre et il
faut toutes les connaître.
Par
exemple : Pour un système de 2 points
(A,a)
(B,b)
vérifiant a
+ b
¹
0 le barycentre est aligné avec A et B.
La
plus importante de toutes est la propriété d’associativité.
théorème :
Si le système (Ak , ak)
k de 1 à n admet un barycentre G. Si le sous-système (Ak
, ak)
k de 1 à p (p<n) admet un barycentre G1.
On ne change pas le barycentre G du système initial, en supprimant les
points Ak
(k de 1 à p) et en les remplaçant
par (G1 , s) ,
où s est la somme des coefficients des points supprimés.
Remarque :
J’ai numéroté de 1 à p les points supprimés. C’est par commodité !
En fait le théorème est valable pour tout groupe de points du système ……pourvu qu’ils aient un barycentre (donc une somme de leurs
coefficients qui soit non nulle).
Ce
théorème est très puissant.
Par
exemple : considérons un triangle ABC dont I, J et K
sont les milieux des côtés (I en face de A…..etc)
.
Notons
G l’isobarycentre de A , B , C.(
i.e. le barycentre de (A,1) (B,1)
et (C,1) )
I
,
milieu de [BC] est le barycentre de (B,1) et
(C,1) donc, d’après le théorème, G sera le barycentre de (A,1) et (I,2).
G
est aligné avec A et I, il est donc sur la médiane (AI) .
Il est , de même, sur les autres médianes.
Ainsi
a-t-on prouvé que les médianes d’un triangle sont concourantes en un point G
qui est l’isobarycentre des sommets.
G
s’appelle le centre de gravité du
triangle.
De
plus, G étant le barycentre de (A,1) et (I,2)
on a GA + 2 GI = 0. Ainsi
GA = - 2 GI , ce qui signifie que G
est au tiers, à partir de I, de la médiane [A I]
3.Probabilités Conditionnelles
1) Nombres complexes, points et vecteurs
Notons
P l’ensemble
des points du plan, V
l’ensemble des vecteurs du plans et C
le corps des nombres complexes. On se fixe un repère orthonormé (O,u, v) du plan.
(Quand on est dans le
« plan complexe » , il ne faut pas noter i et j les vecteurs du repère
car ces lettres désignent chacune un nombre complexe…..j = e2ip/3
est racine cubique de l’unité). Dans la suite on ne pourra pas utiliser les
lettres u et v pour désigner des vecteurs
quelconques.
Il y a des correspondances (
le terme mathématique est bijections)
importantes à connaître ainsi que leurs propriétés.
A tout point M de P
on associe le vecteur w = OM de V, ses
coordonnées (x,y) et le nombre complexe z = x + iy.
Bien sûr, si on part
de z cela définit le couple (x,y) (avec
x = Re(z) et y = Im(z) ) , donc le
point M ,
puis le vecteur w = vecteur OM
On peut aussi se donner w
dans V
et cela détermine M , (x,y)
et z .
z s’appelle
l’affixe de M et M
s’appelle l’image de z. L’affixe de M est noté zM .
z s’appelle aussi
l’affixe de w et se note aussi zw.
Si w = AB , z
se note
zAB
….et tout ceci crée une certaine confusion,
voire une incompréhension totale, chez beaucoup d’élèves.
Il faut garder en mémoire le
schéma suivant :

Les propriétés à savoir (et
à bien maîtriser) figurent plus ou moins, de façon un peu éparpillée,
dans les différents manuels. En voici un résumé
cohérent :
Une autre correspondance très
importante est celle qui associe à toute transformation T géométrique de P
une application
f de C dans C (et réciproquement)
de la manière suivante :
1) Si T est donnée on définit
f ainsi :
z étant pris dans C
on lui associe son image M dans P
puis on prend le transformé
de M par T , M’ = T(M) on
pose alors f(z) = zM’
2) Si c’est f qui
est donnée, on définit T de façon analogue :
M
étant un point de P
on pose z’ = f(zM) et,
par définition, T(M) = M’ où M’ est l’image de z’ .
Ainsi la
donnée de T détermine f et réciproquement.
f s’appelle « la transformation
complexe » associée à la transformation T du plan.
On a toujours :
M’ = T(M)
Û
zM’ = f(zM) .
(1)
Ce qu’on peut alléger en
posant z = zM et z’ = zM’
en :
M’ = T(M)
Û
z’ = f(z) . (2)
Rappelons, sous la forme (2),
celles qui sont associées aux transformations « connues » :
D’abord les
transformations directes (celles qui conservent les angles orientés)
1)
T est la translation de vecteur w
: z’ = z + z0
avec z0
= zw
2)
T est l’homothétie de centre O et de rapport r :
z’ = r z
3)
T est l’homothétie de centre W
et de rapport r : z’ = r (z -
zW)
+ zW
4)
T est la rotation de centre O et d’angle q :
z’ = eiq
z
5)
T est la rotation de centre W
et d’angle q :
z’ = eiq
(z - zW)
+ zW
6)
T est la similitude directe de centre O, de rapport r et d’angle
q : z’ = r eiq
z
7)
T est la similitude directe de centre W,
de rapport r et d’angle q :
z’
= r eiq
(z - zW)
+ zW
Il est bon de noter (et retenir
!) que les relations définissant f dans ces sept cas prennent
respectivement la forme :
1)
z’ = z + b
b étant un nombre complexe quelconque
2)
z’ = az
a étant un nombre réel non nul
3)
z’ = az + b a
étant un nombre réel différent de 1
4)
z’ = az
a étant un nombre complexe de
module 1
5)
z’ = az + b a étant
un nombre complexe différent de 1 et
de module 1
6)
z’ = az
a étant un nombre complexe quelconque
7)
z’ = az + b a étant un
nombre complexe quelconque et différent
de 1
On remarquera que la
dernière formule contient aussi les six autres ; qui en sont donc des
cas particuliers.
Il faut savoir
retrouver la nature et les éléments de T à partir de ces formules.
Cas
1) b est l’affixe du vecteur w de
translation,….d’où les coordonnées de w.
Cas 2)
Le réel a est le rapport d’homothétie, le centre est O (origine du
repère)
Cas 3)
Le réel a est le rapport d’homothétie, le centre W
est le point invariant (le seul qui vérifie W
= T(W) ) son affixe vérifie : zW
= azW
+ b ……d’où l’on tire zW
(puisque a ¹
1)
Cas 4)
L’argument de a est l’angle de la rotation, le centre est O (origine
du repère)
Cas 5) L’argument de a est
l’angle de la rotation, le centre W
est le point invariant, on le trouve
comme en 3.
Cas 6) Le module de a est le rapport de similitude, l’argument de a en est
l’angle, le centre est O (origine du repère)
Cas 7) Le module de a est le
rapport de similitude, l’argument de a en est l’angle, le centre W
est le point invariant.
Comme transformation
indirecte nous ne donnerons que :
Une similitude indirecte T (conserve
les rapports des distances, mais inverse les angles)
La transformation
complexe associée est donnée par : z’
= ac(z) + b (où c(z) désigne le conjugué de z)
Rappelons que la
transformation complexe associée à T peut servir à trouver la forme
analytique de T et réciproquement.
Si T est la rotation R(O,q)
la transformation complexe associée est donnée par z’ = eiq
z
Ce qui se traduit par : x’+ i y’ = (cos q
+ i sin q)
(x + iy)
D’où l’on tire :
x’ = x cos q
- y sin q
et y’ =
x sin q
+ y cos q
(en développant le second
membre, et en en prenant Re et Im)
2) Dérivation d'une fonction composée
D'abord un petit conseil :
Si vous aves des fonctions f : Df
---------> R et g : Dg ---------> R
Rappelons qu'on ne peut les composer dans cet ordre (pour obtenir gof) que
si f prend ses valeurs dans Dg (i.e. pour tout x de Df
, f(x) est dans Dg)
Rappelons également que, pour toute fonction h, si on écrit h(x) sans définir
x, il est sous-entendu que x est un élément arbitraire de Dh .
N'en déplaise à certains pseudo-rigoristes des Maths, il est tout à fait légitime
de définir une fonction h par la phrase:
"Soit h la fonction définie sur R
par h(x) = x sin x".
(Le "pour tout x dans R"
est sous-entendu !)
Généralement, une fois l'ensemble de définition fixé, f (comme g) est définie
par la "donnée"
de f(x) , où x , qu'on a coutume d'appeler la variable, représente un élément
arbitraire de Df .
Mais il est maladroit (et même incorrect...en théorie) d'utiliser, au
cours d'un calcul, la même lettre pour la variable de g qui, elle, désigne
un élément de Dg !
Dans tous les manuels du secondaire que j'ai
consultés ( après avoir défini f sur
Df = ]- ¥ , 0] par f(x) = x2 + 1 et g sur Dg = ]0, + ¥[
par g(x) =
![]()
il
est écrit quelque chose du genre:
Calculons
gof(x) on a:

Cette fois tout est correct.... et facile.
Venons en
à la dérivée de gof :
Rappelons le théoréme:
Si f est dérivable au point x (de Df)
et g dérivable au point f(x) (de Dg) alors gof
est dérivable au point x et on a :
(gof)'(x)
= g'[f(x)] f'(x)
Cette formule parait assez complexe,...elle
prend une forme plus sympathique si on pose
z = f(x). Le second membre s'écrit alors g'(z) f'(x).
Pour calculer la dérivée de gof
il vous suffit de :
1) calculer g'(z)
, z étant la variable 2) remplacer
z par f(x) dans g’(z) 3)
Caculer f'(x) 4)
Ecrire le produit
Enfin, je vous mets en garde contre
une erreur souvent commise. Les conditions données dans le théorème ci-dessus
sont suffisantes pour que gof soit dérivable au point x mais non nécessaires,
comme le prouve l'exemple suivant :
f(x) = x4 avec Df =
R... et g(z) =
avec Dg = [0 , + ¥[
Si on prend x = 0 , f est bien dérivable en 0
, mais f(0) = 0 et g n'est donc pas dérivable en f(0).
Cependant
gof est dérivable en 0. En effet:

3) Probabilités conditionnelles......évènements
indépendants
On définit, pour deux évènements A et B ,
la probabilité de A sachant B (i.e. sachant que B est réalisé) et on la note
pB(A). Rappelons la définition qui en est donnée.
Par définition : pB(A)
= p(A Ç
B) / p(B) (1)
Cette définition laisse perplexe la plupart
des élèves. En fait pour comprendre sa signification, il y a intérêt à se
placer dans le cas où l'espace probabilisé W
est fini et où les évènements élémentaires sont équiprobables. On sait,
qu'alors, on a pour tout évènement Z :
p(Z) = Card(Z)/Card(W)
P(Z) peut se comprendre comme étant "la
proportion (ou le pourcentage!) d'éléments de W
qui sont dans Z". Si, par exemple, Z contient 13% des éléments de W (les éventualités) alors on a :
p(Z) = 0,13 = 13 chances sur 100.
Or lorsque B est réalisé, les éventualités
qui réalisent A sont celles de A
Ç
B il
est donc naturel de poser :
pB(A) = Card(A Ç
B) / Card(B) (tout
comme si B jouait le rôle de W)
Il suffit alors il suffit alors de diviser les
deux termes de ce rapport par Card(W)
pour retrouver la définition ci-dessus.
Ceci étant dit, il y a une autre définition
qui provoque la perplexité des élèves, c'est celles de deux évènements
indépendants.....qui est :
Définition : A et B sont dits indépendants quand
p(A Ç
B) = p(A) P(B)
La formule (1) ci-dessus donne
p(A Ç
B) = pB(A) p(B) .
On voit donc que cela revient à dire que pB(A)
= p(A) or ceci est beaucoup plus naturel, puisque çà signifie
que le fait de savoir que B est réalisé n'affecte pas la probabilité de
A.
Bien sûr cette définition parait dissymétrique,
mais en fait il n'en est rien car on a aussi :
p(A Ç
B) = pA(B) p(A)
donc :
pA(B)
= p(B)
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